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Placement boursier : les warrants en 5 points

 décembre 7, 2020

L’essentiel sur les warrants en un “clin d’œil”

Qu’est ce que c’est ?

À côté des produits boursiers classiques (actions et obligations, notamment), il existe des produits dérivés (également appelés instruments financiers à terme) parmi lesquels figurent :

  • les warrants
  •  les contrats à terme sur taux d’intérêt
  • les contrats d’option d’achat ou de vente d’instruments financiers.

En achetant des warrants, vous achetez le droit d’acquérir (option d’achat ou “call-warrant”) ou de vendre (option de vente ou “put-warrant”), dans un laps de temps défini, une quantité de titres (titres qui servent de supports à ces warrants), à un prix fixé d’avance.

Les 5 points à retenir
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  • Les warrants sont des produits spéculatifs.
  • Moyennant un investissement minimum, ils permettent d’espérer un maximum de gain.
  • Vous pouvez revendre vos warrants jusqu’à 6 jours avant l’échéance.
  • Mieux vaut parfois savoir revendre un warrant plutôt que de l’exercer.
  • Préférez les warrants dont l’échéance est supérieure à 3 mois.

À quoi cela sert-il ?

Ils vous servent :

  • à vous couvrir contre un risque de baisse de votre portefeuille,
  • à fixer à l’avance le coût d’acquisition ou le prix de vente d’un titre que vous voulez acheter,
  • à spéculer sur une hausse (call-warrants) ou sur une baisse du marché (put-warrants) en fixant à l’avance le prix du titre.

Dans quel contexte peut-on ou doit-on l’utiliser ?

Dans le cas où le marché est volatile et pour une faible partie de votre portefeuille seulement. Sachez que plus la durée d’un warrant est longue, plus le cours des titres qui le composent peut varier dans le sens que vous aviez anticipé et plus grandes sont donc vos chances de dégager un bénéfice.

Quels en sont les avantages ?

En tant qu’investisseur, vous achetez une assurance. En tant que spéculateur, vous faites jouer l’effet de levier, c’est-à-dire que les warrants amplifient les variations de leur support et donc, en cas de hausse du titre support, le gain est généralement plus élevé, mais en cas de baisse la perte est aussi plus forte.

Y a-t-il des précautions d’emploi ?

Ils s’adressent aux particuliers qui possèdent déjà quelques connaissances en matière boursière et suivent de près l’évolution du cours des titres qui en composent les supports.

Leur prix unitaire peut sembler faible, mais vous ne pourrez pas l’acheter à l’unité. Les ordres ne sont acceptés que pour une quantité minimale (ou quotité) généralement de 100, 1 000 ou 10 000.

Combien ça coûte ?

Considérés comme des valeurs mobilières dérivées des actions, vous supporterez donc les frais inhérents aux achats d’actions (frais de courtage et droit de garde essentiellement). La fiscalité est celle des plus-values sur valeurs mobilières.

Le marché des warrants s’est, depuis quelques années, largement ouvert aux particuliers. Vous devez donc, comme pour n’importe quelle valeur mobilière, passer un ordre auprès de votre intermédiaire.

Un exemple d’utilisation

Vous achetez, pour une somme totale de 40 €, des “call-warrants” vous donnant le droit d’acheter une action de la société Ordinator au prix d’exercice de 310 €. Dans ce cas précis, vous pariez donc sur une hausse du cours de l’action. Vous disposez d’un délai suffisant pour exercer votre call : jusqu’au 30.12.2016 inclus.

Supposons que vous exerciez effectivement votre call juste avant la date butoir et imaginons trois hypothèses :

  • le cours de l’action Ordinator s’élève à présent à 350 € : votre opération est neutre, dans la mesure où n’avez pour l’heure ni gagné ni perdu ; vous avez pu acheter 310 € une action en valant désormais 350 €, mais vous avez déboursé 350 € au total (c’est-à-dire 310 € pour l’action + 40 € pour les warrants) ; quoiqu’il en soit, vous vous réservez la possibilité de revendre votre action quand le cours aura atteint un certain montant.
  • le cours de l’action Ordinator a atteint 370 € : vous avez anticipé à bon escient à la hausse, puisque vous avez réalisé un bénéfice de 20 € ; vous avez en effet acheté cette action 310 € et payé au préalable 40 € de warrants (soit 350 € au total), puis vous avez revendu immédiatement l’action Ordinator.
  • le cours de l’action Ordinator a considérablement baissé, passant à 250 € : dans l’immédiat, vous avez déjà perdu 40 €, c’est-à-dire le prix des warrants (mais cette perte aurait été de 60 € si vous aviez acheté directement l’action au prix initial de 310 €) ; vous décidez de ne pas exercer votre call.

Le raisonnement diffère si vous êtes encore loin de l’échéance. Admettons que, six mois avant cette date, le cours de l’action ait atteint 320 € : le cours de vos warrants aura parallèlement augmenté et vous aurez peut être intérêt à les vendre.

Mais de façon générale, en tant que titulaire de call-warrants, vous n’aurez pas à vous porter acquéreur avant l’échéance. En pratique, ce type de warrant vous donne droit à percevoir un montant correspondant à la différence – bien évidemment, si celle-ci est positive – entre le cours du support (autrement dit, de l’action) à la date d’exercice du warrant et le cours d’exercice fixé dans le contrat d’émission.

© Copyright Editions Francis Lefebvre


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